Le pour et le contre de l’interdiction de la burqa

L’initiative popu­laire « Oui à l’interdiction de se dis­si­mu­ler le visage » (Inter­dic­tion de la burqa) demande une inter­dic­tion du visage voilé dans les espaces et les lieux publics, acces­sibles au public.

Pour des rai­sons de santé, de sécu­rité, de condi­tions cli­ma­tiques et de cou­tumes indi­gènes, des excep­tions doivent être pos­sibles. L’initiative contient en outre l’interdiction qu’une per­sonne soit obli­gée de voi­ler son visage en rai­son de son sexe.

Un argu­ment contre cette ini­tia­tive est que le visage voilé ne repré­senteni de graves pro­blèmesni de risques pour la sécu­rité. Laplu­part des femmes qui portentun voile sur le visage, commela burqa ou le niqab, sont destou­ristes venant du monde arabe.Une société ouverte doit pou­voir com­po­ser avec divers modes de vie et de croyance tant que ces der­niers ne causent de préju­dices à per­sonne ou ne limitent pas la liberté d’autres gens.

Un autre argu­ment pour l’interdiction de la burqa est que le port du voile peut repré­sen­ter un ins­tru­ment d’oppression mas­cu­line, contre lequel il faut pro­té­ger les femmes musul­manes. Si des gens d’autres reli­gions et cultures veulent vivre ici ou sont sim­ple­ment là pour visi­ter, ils doivent s’adapter à nos us et cou­tumes.

Il existe des argu­ments pour et contre l’interdiction de la burqa. Le PEV Suisse a décidé de lais­ser la liberté de vote. Per­son­nel­le­ment, je penche pour un non. Mais je suis favo­rable au contre-projet du Conseil fédé­ral qui demande que les per­sonnes doivent mon­trer leur visage lorsqu’il est néces­saire de les iden­ti­fier.

Hans­pe­ter Stei­ner, député, Vechi­gen