Plus de sécurité, moins de bureaucratie: OUI à la loi sur la police

La nou­velle loi ber­noise sur la police ren­contre un large sou­tien au-delà des limites par­ti­sanes. La popu­la­tion a droit à une pro­tec­tion com­plète contre la cyber­cri­mi­na­lité, la vio­lence et les abus d'enfants. Il faut donc mettre en place des bases légales qui répondent aux exi­gences actuelles et per­mettent une coopé­ra­tion effi­cace entre les com­munes.

Andreas Hegg, pré­sident de la com­mune de Lyss, salue en par­ti­cu­lier l'optimisation des méthodes de décompte entre les com­munes et la police. La par­ti­ci­pa­tion for­fai­taire aux frais sim­pli­fie nota­ble­ment les décomptes, allège l'administration et ménage plus de temps pour la tâche cen­trale de la police, la sau­ve­garde de la sécu­rité. Grâce à cette modi­fi­ca­tion, les com­munes peuvent mieux pla­ni­fier leurs coûts et la police pourra se concen­trer davan­tage sur son tra­vail pré­ven­tif dans la rue.

Adrian Wüthrich, conseiller natio­nal et pré­sident de l'Association de police Berne Can­ton, estime que la nou­velle loi amé­liore nota­ble­ment le tra­vail quo­ti­dien des agentes et agents de police qui s'engagent 24 heures sur 24 pour la sécu­rité de la popu­la­tion. Les condi­tions de tra­vail spé­ci­fiques de la police sont réglées en détail dans cette loi qui, aspect impor­tant, pré­cise que le mono­pole de la force détenu par l'Etat est exercé exclu­si­ve­ment par la police can­to­nale. La loi fixe clai­re­ment les condi­tions dans lesquelles peuvent tra­vailler les ser­vices de sécu­rité pri­vés.

Pour Bar­bara Streit-Stettler, dépu­tée au Grand Conseil ber­nois, la sau­ve­garde de la sécu­rité dans la vie quo­ti­dienne est au cœur de cette réforme. La com­mis­sion par­le­men­taire a pris quatre ans pour pré­pa­rer une loi moderne. Un tra­vail solide a été réa­lisé pour répondre effi­ca­ce­ment à la menace actuelle. Les nou­veaux ins­tru­ments dans le domaine de la cyber­cri­mi­na­lité sont par­ti­cu­liè­re­ment impor­tants, car ils per­mettent notam­ment d'agir contre les pédo­philes et le tra­fic d'êtres humains. 

Astrid Bärt­schi, vice-présidente PBD, estime qu'il est grand temps de pla­cer devant leurs res­pon­sa­bi­li­tés les orga­ni­sa­teurs de mani­fes­ta­tions qui dégé­nèrent en actes de vio­lences et des­truc­tions. La loi agit pré­ci­sé­ment dans ce sens. La liberté de mani­fes­ter est sau­ve­gar­dée, mais les agis­se­ments des van­dales, qui se défoulent notam­ment aux frais des pro­prié­taires de com­merces, sont stop­pés.

Astrid Bärt­schi, dépu­tée au Grand Conseil de Berne, relève tout par­ti­cu­liè­re­ment la pro­tec­tion contre le har­cè­le­ment et la vio­lence domes­tique qu'offre la nou­velle loi. Chaque année, les agentes et agents de police du can­ton de Berne doivent inter­ve­nir dans envi­ron un mil­lier de cas de vio­lence domes­tique, soit en moyenne 3 fois par jour. Des enfants sont impliqués dans un cas sur deux et vivent de près ces hor­reurs. La nou­velle loi per­met de mieux pro­té­ger les vic­times, car la police pourra ordon­ner des mesures d'interdiction de séjour et d'éloignement, de contact et d'approche.