OUI à l'aire de transit de Wileroltigen

Le can­ton sou­haite créer une zone de tran­sit pour les gens du voyage étran­gers dans la com­mune de Wile­rol­ti­gen. Dans la mesure où le réfé­ren­dum a été lancé contre la pro­po­si­tion de cré­dit, les élec­teurs ont main­te­nant le der­nier mot.

Quatre rai­sons poussent à accep­ter ce projet de loi :

- Pre­miè­re­ment, avec la rati­fi­ca­tion de la Convention-cadre du Conseil de l'Europe pour la pro­tec­tion des mino­ri­tés natio­nales en 1998, la Suisse s'est enga­gée à pro­mou­voir les condi­tions per­met­tant aux membres des mino­ri­tés natio­nales de culti­ver et déve­lop­per leur culture. En 2003, la Cour suprême fédé­rale a confirmé que des habi­tats appro­priés devraient être mis à la dis­po­si­tion des gens du voyage. Cepen­dant, il y a encore trop peu de places pour les gens du voyage.

- Deuxiè­me­ment, le site de Wile­rol­ti­gen répond idéa­le­ment aux exi­gences en termes d'emplacement et de taille. Elle n'est acces­sible que par l'autoroute et devrait avoir un niveau de stan­dard simple. Avec 3,3 mil­lions de francs, les coûts pour les 36 places de sta­tion­ne­ment pré­vues sont net­te­ment infé­rieurs à ceux du projet ini­tia­le­ment prévu à Mei­nis­berg, qui aurait coûté plus de 9 mil­lions de francs.

- Troi­siè­me­ment, cette zone de tran­sit per­met à la police d’avoir de bien meilleures pos­si­bi­li­tés d’intervention lors de séjour non auto­risé sur une pro­priété pri­vée. Selon la loi sur la police, un ren­voi ne peut être exigé que s'il est pos­sible de pro­po­ser un autre empla­ce­ment.

- Qua­triè­me­ment, un point de tran­sit est éga­le­ment évident pour des rai­sons prag­ma­tiques : s'il y a suf­fi­sam­ment de places offi­cielles, il y aura moins d’occupations illé­gales de terres et moins de pro­blèmes asso­ciés. Le See­land, en par­ti­cu­lier, a connu de nom­breux pro­blèmes dans ce domaine.

Mar­kus Wen­ger, Député au Grand Conseil, Spiez